Charles GUILLOUX

(Paris 1866 - Lormes 1946)

Atmosphère en lisière de forêt, vers 1900

Huile sur carton

Signée en bas à gauche

46 x 55 cm

Charles Guilloux travaille quelques années à la Bibliothèque nationale avant d’exposer ses premières œuvres au Salon des Indépendants en 1892. Le succès est immédiat et les huit tableaux présentés sont tous vendus. Dans un contexte de symbolisme naissant, la critique encense ses paysages visionnaires. Claude Roger-Marx loue ainsi un « artiste plus soucieux de poésie que d’exacte réalité ». En effet, Guilloux cherche à transcrire ce qu’il ressent face à la nature plutôt que l’exactitude de ce qu’il voit.

Artiste autodidacte, il dessine et prend de nombreuses notes sur le motif mais préfère peindre dans l’atelier d’après ses souvenirs. Il en résulte des œuvres aux couleurs sombres et opaques, des formes cloisonnées épurées et des ambiances oniriques.

Paris, ses environs et les bords de Seine sont parmi les sujets les plus représentés. On relève une prédilection pour les lumières de fin de journée et les atmosphères brumeuses. Par ailleurs, pour son synthétisme, les contours marqués qu’il donne à ses formes et son goût pour le japonisme, Guilloux peut être rapproché des artistes nabis avec qui il expose régulièrement à partir de 1893.