Un portrait d'une femme assise, peinte dans un style impressionniste, avec un fond sombre et des couleurs chaudes.

Nicolas WACKER

(Kiev, Empire Russe 1897 - Paris 1987)

Portrait de femme, vers 1930

Huile sur toile

Portant le cachet de l’atelier au dos

65 x 46 cm

Né dans l’ancien empire russe, Nicolas Wacker fait des études de lettres avant de quitter l’Union soviétique au moyen de faux papiers allemands. Installé à Berlin entre 1922 et 1926, il étude les arts appliqués, la peinture et la philosophie. Il rencontre Charlotte Henschel, dans l’atelier de Karl Hofer, qui l’encourage à rejoindre Paris, où il s’installe en 1926. Après avoir fréquenté l’acadamie d’André Lhote, il assiste Roger Bissière à l’Académie Ranson et se lie d’amitié avec Véra Pagava, Viera da Silva, Bertholle, Manessier, Le Moal et Étienne-Martin.

Si la période des années 1930 est dynamique, avec des participations aux salons et aux expositions Témoignage et Jeune Peinture, la guerre marque un coup d’arrêt. Plusieurs fois arrêté et interné car considéré comme Allemand, il prouve sa nationalité russe en 1942. Un fois libéré, il est accueilli par Bissière qui fédère un groupe d’artistes installés dans le Lot.

Peintre de la matière avant tout, Wacker explore la qualité artisanale de l’art, la matérialité même de la peinture : pigments, liants, supports, textures. Ses écrits théoriques étant des références pour plusieurs générations d’artistes, il fond notamment l’atelier Techniques de peinture des Beaux Arts de Paris après guerre.

Son oeuvre intemporel apparait comme métaphysique. Les silhouettes silencieuses semblent profondément contemplatives. Dans l’atelier le temps semble suspendu au mystère de la peinture.